Il y a l’aidant, il y a l’aidé et il y a le regard des autres…
Bien accompagner votre proche ne veut pas dire que vous devez absolument tout faire. Votre responsabilité est de ne pas l’abandonner ni négliger ses besoins mais parfois bien aider c’est aussi déléguer.

Lisez la suite de cet article consacré aux proches aidants.

L’aidant

Être présent au quotidien auprès d’une personne qui ne peut plus vivre seule peut parfois être très prenant. Comment articuler les différentes sphères de votre vie ? À qui s’adresser pour trouver des solutions ? Comment faire pour ne pas rester seul face aux difficultés ? Bien accompagner votre proche ne veut pas dire que vous devez absolument tout faire. Votre responsabilité est de ne pas l’abandonner, ni de négliger ses besoins. Parfois bien aider, c’est aussi savoir déléguer.

Quelques chiffres: 39% des aidants se définissent comme tels. Beaucoup n’ont pas conscience de cette réelle activité qui rythme leur vie.

Savoir conjuguer travail, famille et accompagnement du proche aidé. Pourtant trouver le bon équilibre est primordial pour éviter le surmenage qui touche de nombreux aidants. Se préserver et éviter de trop culpabiliser.

Bien connu des accompagnants, le sentiment de culpabilité peut survenir dans de nombreuses situations: peur qu’un événement tragique ne survienne en leur absence, difficultés à profiter de ses propres loisirs alors que le proche est en difficultés dans son quotidien, peur du jugement de l’entourage et même des reproches de la personne aidée. Plus encore, c’est parfois un sentiment de peur, de crainte de mal faire. Endosser une nouvelle responsabilité comme prendre en charge un proche en perte d’autonomie est souvent angoissant et considéré comme un devoir.

Pour autant doit-on culpabiliser à l’idée qu’une personne extérieure seconde une personne en perte d’autonomie ?

Bien souvent, sauter le pas en optant pour des solutions d’aide à domicile permet de mieux apprécier les moments passés avec cette personne.

Rôle et devoirs: s’autoriser à s’interroger

Prendre la décision de seconder un parent qui ne peut vivre seul, soulève plusieurs questions:

Quel sera votre rôle ?
Celui de votre entourage ?
Sur quelles tâches avez-vous besoin d’être assisté ?

Chacun offre ce qu’il est capable de donner. Il n’y a pas de seuil en dessous duquel il serait illégitime de demander de l’aide.

Enfin, bénéficiez-vous de toute l’aide nécessaire ? Qu’elle soit financière ou qu’il s’agisse du soutien de vos proches, elle sera également précieuse pour vous soulager.

Trouvez le bon rythme pour une relation de service

En prenant conscience de la fatigue que cela entraîne en acceptant de se faire aider, vous pourrez mettre en place l’équilibre le plus adapté. Plusieurs solutions s’offrent alors à vous:

  • Alterner avec les autres membres de la famille afin d’impliquer d’autres personnes et de mettre en place des relais.
  • Faire appel à des services professionnels (portage de repas, auxiliaire de vie etc…) de façon ponctuelle ou sur un long cours.
  • Prendre du recul sur la situation par appel à une ligne de soutien ou via des associations spécialisées.

Autant de solutions qui vous permettent de mieux récupérer et d’accumuler moins de fatigue. Cela vous soulagera pour mieux accompagner votre proche.

Vous pourrez ainsi retrouver une relation où la place de l’un et de l’autre sera respectée. Ce précieux temps gagné pourra être investi dans des activités plus plaisantes (jeux, balade, etc…).

En faisant attention à vous et à votre équilibre au quotidien, vous vous accordez les moyens d’accompagner votre proche de la meilleure façon possible. Alors n’hésitez pas vous aussi à vous faire aider pour votre bien-être et celui de votre famille.